L’oxygène et une IRM pourraient aider à déterminer quelle thérapie utiliser pour traiter le cancer. Un simple test IRM consistant à inhaler de l’oxygène pourrait aider les oncologues à déterminer le meilleur traitement pour certains patients atteints d’un cancer. Alors que les tumeurs recevant peu d’oxygène ont tendance à se renforcer et à résister aux rayonnements et à la chimiothérapie, on mesurait le niveau d’oxygène en insérant une énorme seringue dans la tumeur. Selon une nouvelle technique, utilisée pour mesurer les tumeurs cervicales, de la prostate, de la tête et du cou, le patient devra inhaler de l’oxygène pur puis se soumettre à une IRM. Cette technique, dont les résultats sont aussi précis que ceux de l’ancienne, est beaucoup moins stressante pour les patients.
(www.sciencedaily.com/releases/2009/06/090603091042. htm)

L’obésité infantile liée aux produits chimiques contenus dans le plastique. D’après une étude à long terme menée auprès de fillettes vivant dans l’est d’Harlem et les environs, l’exposition aux produits chimiques contenus dans le plastique pourrait être reliée à l’obésité infantile. Une partie de l’étude était axée sur les phthalates (utilisés principalement comme des plastifiants pour accroître la souplesse, la transparence la durabilité et la longévité du plastique) et a suivi 400 fillettes âgées de 9 à 11 ans. Les résultats suggèrent un lien entre l’obésité et les perturbateurs endocriniens. (Voir aussi l’article “Chemicals and our Health” de Nicholas D. Kristof -publié dans le New York Times au www.nytimes.com/2009/07/16/opinion/16kristof. html? _r=1) (Association of Obesity and Asthma in Inner City Minority Children. Epidemiology 19(6): S103, novembre 2008)

Exposition aux produits chimiques: dangereuse combinaison. L’exposition à une combinaison de produits chimiques est beaucoup plus dangereuse pour les rats mâles que l’exposition à chaque produit individuellement, même si le niveau de chaque contaminant dans la combinaison n’a aucun effet en soi. Les résultats indiquent qu’évaluer les risques des produits chimiques un composant à la fois sous-estime les effets néfastes potentiels. (www.environmentalhealthnews.org/ehs/newscience/bad-mix-exposures-safe-only-one-chemical-at-a-time).

La sensibilité mammaire peut révéler un risque de cancer chez les femmes qui suivent une hormonothérapie. Parmi les femmes qui ont développé une sensibilité mammaire durant la première année d’hormonothérapie, 2,8 % ont eu un cancer du sein au cours des cinq années suivantes. Les femmes qui suivaient une hormonothérapie et qui n’ont pas développé de sensibilité mammaire avaient 2,2 % de risque d’avoir un cancer. Même si la différence est petite, les chercheurs pensent que ce n’est pas une question de hasard. Crandall CJ, Aragaki, AK, Chlebowski RT, et al. New-onset breast tenderness after initiation of estrogen plus progestin therapy and breast cancer risk. (Arch Int Med 2009; 169:1684-1691)

Même si c’est extrêmement rare, des filles de moins de 15 ans peuvent avoir un cancer du sein. Un reportage publié par CNN.com raconte l’histoire de deux filles – l’une de 11 ans, l’autre de 13 ans – qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein. Ces cas soulèvent la préoccupation relative au développement de cancers du sein chez les femmes plus jeunes. Chez les femmes avec une mutation génétique (BRCA 1 et 2), la maladie est souvent diagnostiquée six ans plus tôt qu’elle ne l’était chez la génération précédente. Personne ne sait pourquoi. L’obésité peut expliquer certains cas, mais pas tous. (www.cnn.com/2009/HEALTH/10/26/tweens.breast. cancer/index. html)

La fumée secondaire liée au cancer du sein: panel. Un panel d’experts en médecine internationaux du National Conference on Tobacco or Health (Montréal, novembre 2009) donnent l’alerte concernant le lien entre l’exposition à la fumée secondaire et le cancer du sein chez les femmes en préménopause. Les experts ont demandé aux services de santé d’appuyer l’inclusion d’avertissements relatifs au cancer du sein sur les produits de tabac. (Allison Cross, Canwest News Service, Montreal Gazette, 5 nov. 2009)

Suivi de l’évolution d’une maladie chez une femme de la Colombie-Britannique. En Colombie-Britannique, une femme a fait don à la science d’échantillons de tissus cancéreux. Cinq mutations génétiques ont eu le premier rôle lorsque son cancer est apparu, avec six autres mutations jouant un second rôle. Lorsque les tumeurs sont réapparues neuf ans plus tard, 19 nouvelles mutations et deux nouveaux acteurs ont aidé le cancer à se développer et à se répandre. Les résultats d’une équipe de la B. C. Cancer Agency donnent un aperçu sans précédent de la manière dont le cancer du sein évolue. L’évolution mutationnelle dans une tumeur mammaire lobulaire mise en évidence par résolution en nucléotide simple. (Nature 461, 809-813, 8 octobre 2009)

L’exposition prénatale au bisphénol-A pourrait affecter le comportement. Les filles de femmes qui avaient une concentration plus élevée de bisphénol-A dans leurs échantillons d’urine pendant la grossesse étaient plus susceptibles d’avoir des comportements agressifs et hyperactifs. Aux fins de l’étude, des échantillons d’urine ont été prélevés chez 249 femmes enceintes vivant à Cincinnati, dans l’Ohio, à 16 semaines et 26 semaines de grossesse, puis à nouveau à la naissance. Les filles se comportaient davantage comme des garçons que comme des filles. (Environmental Health Perspectives, 6 oct. 2009)

Qu’est-ce que le « chimio-cerveau »? Une légère déficience cognitive à la suite d’une chimiothérapie est l’un des symptômes post-traitement les plus courants signalés par les femmes ayant eu un cancer du sein. On parle notamment de perte de mémoire, de difficulté à se concentrer et à réfléchir, et d’autres changements subtils. Une meilleure compréhension de ces déficiences aidera les chercheurs à mettre au point des thérapies et des interventions ciblées. Boykoff N, Moieni M, Subramanian S. Confronting chemobrain: an in-depth look at survivors reports of impact on work, social networks, and health care response. (J Cancer Survivorship, 2009; DOI 10.1007s11764-009-0098-x)

Un antibactérien trouvé dans les dauphins. Un agent chimique antibactérien largement utilisé dans une vaste gamme de produits de consommation a traversé les éviers de cuisine et de salle de bain pour se retrouver chez les dauphins vivant dans les eaux côtières américaines. On a détecté dans le sang prélevé de dauphins capturés en Caroline du Sud et en Floride la présence de triclosan, un additif commun qu’on retrouve dans les savons, les déodorants et les dentifrices. (Occurrence de triclosan dans le plasma de dauphins à gros nez sauvages de l’Atlantique et dans leur environnement. Environmental Pollution, DOI 10.1016/
j. envpol. 2009.04.002)

Les mammographies réduisent le risque de décès causés par le cancer du sein. Le trois-quarts des décès causés par le cancer du sein touche les femmes qui ne subissent pas régulièrement une mammographie de dépistage. Cette étude a été menée auprès de 6 997 femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein au Massachusetts entre 1990 et 1999. Quatre-vingt pour cent d’entre elles subissaient régulièrement des mammographies (au moins tous les deux ans). Au cours des 13 années suivantes, 461 décès causés par le cancer du sein ont été enregistrés: 75 % étaient des femmes qui ne subissaient pas régulièrement une mammographie et 25 % étaient des femmes qui effectuaient un dépistage régulier. (Les résultats ont été présentés par l’American Society of Clinical Oncology avant le Breast Cancer Symposium de 2009 à San Francisco.)

De l’estrogène à faible dose utilisé pour traiter les cancers du sein avancés. Une très petite dose d’estradiol aide parfois les femmes dont le cancer du sein réapparaît. Soixante-six femmes ayant un cancer du sein avancé qui ont été traitées avec des inhibiteurs d’aromatase (Aromasin, Femara ou Arimidex) ont rechuté. De petites doses d’estradiol ont cessé la progression de la maladie dans 30 % des femmes. Dans certains cas, l’amélioration était temporaire, alors ces femmes ont repris leur traitement quotidien comprenant des inhibiteurs d’aromatase. Ces traitements et résultats paradoxaux ont été publiés dans le Journal of the American Medical Association. (Ellis MJ, Gao F, Dehdashti F, et al. Lower-Dose vs High-Dose Oral Estradiol Therapy of Hormone Receptor–Positive, Aromatase Inhibitor–Resistant Advanced Breast Cancer: A Phase 2 Randomized Study, JAMA, 19 août 2009; 302: 774-780)

Traitement d’une journée contre les cancers du sein précoces. Un traitement expérimental d’une journée est à l’essai. Le traitement consiste à enlever la tumeur, à vérifier que le cancer n’a pas atteint les ganglions lymphatiques, puis à installer un ballon dans le sein pour permettre les rayonnements au moyen d’une machine mobile. Ce type de thérapie intraopérative est courant en Europe, mais nouveau en Amérique du Nord. Un certain nombre d’hôpitaux dans la région de Chicago participent aux essais. (Sheila Burt, Chicago Tribune, 5 août 2009)