Prévenir le cancer du sein en décarbonisant nos vies


Table ronde d'octobre par Zoom
Mercredi, 28 octobre à 19h

Si vous l'avez manqué, vous pouvez voir l'enregistrement ci-dessous

Comment l'application de la grille d’analyse de la décarbonisation peut-elle mettre en lumière les liens complexes entre les changements climatiques et des impacts de santé profondément graves, dont le cancer du sein, qui peuvent être attribués aux combustibles fossiles ?

L'expression "décarbonisation de l'économie" désigne le processus par lequel nous pouvons retirer systématiquement les combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) de la myriade de rôles qu'ils jouent dans notre économie. Les combustibles fossiles sont utilisés pour bien plus que la combustion à des fins énergétiques ou pour alimenter les transports. Ils sont les principaux composants de la production de plastiques, d'engrais et de pesticides et d'une vaste gamme d'autres produits chimiques. Ils sont également la source de toute une série de produits chimiques toxiques devenus omniprésents dans la vie moderne, en particulier les perturbateurs endocriniens. Leur utilisation est profondément ancrée dans notre économie et nos vies. Nous devons les éliminer définitivement pour protéger la planète et la santé humaine.

Panélistes :

Jane McArthur est candidate au doctorat dans le cadre du programme de sociologie et de justice sociale de l'université de Windsor. Sa thèse porte sur la compréhension du risque de cancer du sein lié à l'environnement chez les agentes frontalières à la frontière Windsor-Detroit, un lieu de travail où l'on soupçonne la présence d'un "cancer cluster" de cancers du sein chez ces travailleuses, que l'on pense être associée à une forte exposition aux gaz d'échappement des moteurs diesel. En outre, Jane entreprend toute une série de recherches communautaires et écrit régulièrement sur les liens entre les menaces pour la santé liées à l'environnement et les injustices intersectionnelles.

Marlene Hale est une femme de Wet'suwet'en née à Smithers, en Colombie-Britannique. Elle est chef cuisinière de profession, vit à Montréal et enseigne la cuisine saine pour les organisations des Premières nations. Marlene s'est récemment retrouvée dans un rôle de porte-parole et d'activiste anti-pipeline pour sa communauté, car elle s'est sentie obligée de contribuer à la lutte anti-pipeline dans son pays.

Fe de Leon est chercheure à l'Association canadienne du droit de l'environnement (ACDE) et a beaucoup travaillé sur les substances toxiques ; elle a coordonné les efforts des organisations membres du Caucus des substances toxiques du Réseau canadien de l'environnement et a fait de nombreuses présentations concernant la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, ainsi que des rapports d'évaluation et de gestion des risques pour des substances toxiques spécifiques.


Rosanne Cohen (1957-2020)
photo par Patrizia Pino

En souvenir de ROSANNE COHEN (1957-2020)

Hommage préparé par Patricia Kearns
Conseillère en recherche et réseautage
Action cancer du sein du Québec

C’est le cœur gros que nous vous annonçons le décès de Rosanne Cohen, le 16 juillet dernier. Rosanne était notre amie, notre mentore, notre collègue et la toute première directrice générale de notre organisation. Si vous avez eu l’immense chance de la rencontrer, vous ne l’oublierez certainement jamais.

Rosanne était une personne dynamique, pleine d’esprit, chaleureuse et profondément engagée dans la lutte contre les substances toxiques dans notre environnement. Son enthousiasme était contagieux et se reflétait dans tous ses travaux. Peu importe la complexité du problème à résoudre ou du défi à relever, rien n’empêchait Rosanne de travailler dans la joie et d’obtenir des résultats remarquables.

C’est en 2008 que Rosanne est devenue bénévole pour ACSM, comme porte-parole, après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein et suivi son premier traitement.

Elle a vite été conviée à joindre le Conseil d’administration et, en 2010, elle a été nommée la première directrice générale de notre organisation. Délaissant une carrière florissante en cinéma et en télévision, elle s’est lancée dans la défense des droits des femmes atteintes du cancer du sein et dans la lutte pour la prévention de cette maladie.

Sous sa gouverne, ACSM a connu de grands moments. Ardente défenseure de la voix des jeunes femmes dans le mouvement pour des cosmétiques sécuritaires, Rosanne a chapeauté notre projet jeunesse FemmeToxic aux côtés de notre agente administrative de l’époque, Janice Melanson.

C’est tout naturellement qu’elle encadrait nos stagiaires et nos jeunes bénévoles qui ont réussi, avec ses précieux conseils, à faire de FemmeToxic un projet collectif dirigé par les pairs. Lors de leur soirée-bénéfice rétro, Rosanne, éternelle adolescente, a d’ailleurs été la dernière à quitté le plancher de danse!

Quand notre organisation a traversé une période difficile sur le plan financier, Rosanne a fait un discours passionné au personnel et au Conseil. Elle souhaitait que nous utilisions une partie de nos maigres fonds pour embaucher une experte des questions féministes chez les jeunes et la charger de préparer une demande de subvention pour notre projet FemmeToxic. Il s’agissait là d’une proposition risquée, d’un véritable acte de foi. Malgré tout, elle a réussi à convaincre tout le monde de la nécessité de nous concentrer sur nos initiatives jeunesse. Et elle a gagné son pari : ACSM a reçu une bourse de Condition féminine Canada pour financer un projet de deux ans qui visait à développer le leadership des jeunes provenant de communautés marginalisées, sous la gouverne d’une nouvelle coordonnatrice jeunesse, Naïké Ledan.

Kellie Leitch, ministre de la Condition féminine Canada, vient à Montréal pour remettre à ACSM son chèque de subvention

Rosanne et sa gang

Quelques mois plus tard, la Fondation Catherine Donnelly nous a décerné une bourse pour notre projet Passez à l’action contre les toxiques (PACT), réalisé en partenariat avec Environmental Defence Canada (EDC). J’ai souvenir d’une réunion à Toronto avec Rosanne et Maggie MacDonald, gestionnaire du programme Toxics chez EDC, où les idées fusaient de toutes parts. Au moment de partir, Rosanne a salué Maggie en mentionnant la prochaine rencontre et l’éventualité, suivant son sens de l’humour unique, d’en faire une soirée pyjama à Montréal. C’était du Rosanne à son meilleur : sa simplicité et sa jovialité vous faisaient sentir comme une vieille amie. Sans effort, Rosanne a d’ailleurs forgé d’importants liens pour notre organisation et créé de précieuses amitiés qui sont toujours vivantes aujourd’hui. Elle était tout simplement l’amie idéale.

En 2014, la récurrence de son cancer du sein a forcé Rosanne à se soumettre à d’autres traitements. Elle a dû quitter son poste de directrice générale d’ACSM. N’abandonnant pas totalement notre navire, elle a commencé à siéger à notre Conseil d’administration. C’est avec bonheur et gratitude que nous avons ainsi pu continuer à profiter de son énergie et de ses précieux conseils. En 2016, elle et son cher René se sont installés à « Sutton la magnifique », comme elle se plaisait à l’appeler, une petite ville du Québec où les deux amoureux avaient l’habitude de passer les week-ends et les vacances lorsque leur fils Oliver était petit. Rosanne, fidèle à elle-même, a su repérer les militants progressistes de l’endroit et a été invitée à rejoindre leur mouvement citoyen exigeant des changements politiques à l’échelle locale. En 2017, elle a été élue conseillère municipale du district 4 de Sutton! Je me souviens d’ailleurs d’un souper chez moi, avec Viorica, sa grande amie et coordonnatrice de bureau d’ACSQ, où Rosanne avait insisté toute la soirée, et je dis bien TOUTE LA SOIRÉE, pour se faire appeler « Conseillère Cohen »! Jamais nous n’avions ri autant.

Rosanne avec les membres du CA Deena Dlusy-Apel et Maychai Brown
Rosanne et René

C’est avec beaucoup de diligence et de dévouement que Rosanne a abordé sa carrière en politique municipale, si bien qu’elle a dû quitter notre Conseil. Elle a tout de même continué à nous offrir ses avis éclairés et à nous faire des dons mensuels. Elle a même accepté de prendre part à notre table ronde « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cancer du sein sans jamais oser le demander », en 2018.

J’ai vu Rosanne pour la dernière fois en février dernier. Elle était en ville afin de recevoir un traitement de chimiothérapie pour un lymphome indolent qu’elle croyait causé par l’un de ses traitements pour le cancer du sein.

Pendant le confinement, nous nous sommes parlé au téléphone. Son traitement de mars avait été annulé en raison de la pandémie et celui d’avril a dû l’être aussi parce que son taux de globules blancs était trop bas. En mai, elle a commencé à éprouver de l’inconfort et de la douleur, et en juin, elle a été admise à l’Hôpital Royal Victoria pour des examens. Dans l’après-midi du 16 juillet, on l’a transférée à l’aile des soins palliatifs. René et Oliver ont passé l’après‑midi et la soirée avec elle, et vers 21 h, le médecin a téléphoné à René pour lui apprendre qu’elle venait de mourir.

Elle est partie rapidement, comme elle l’aurait sans doute souhaité.

Pour moi, Rosanne était une amie fidèle. Nous nous sommes connues dans la vingtaine, au cinéma de répertoire où nous travaillions toutes les deux et où nous partagions notre amour du cinéma. Nous avons passé de belles années au Cinéma V. Par la suite, nous avons travaillé toutes les deux dans le milieu du cinéma et de la télévision, et nos parcours se sont croisés à maintes reprises. Cependant, les années les plus belles de notre amitié restent pour moi celles qui ont suivi nos retrouvailles, dans la quarantaine. Elle m’avait invitée à une conférence sur le cancer du sein et je l’avais invitée à se joindre à un comité consultatif à propos d’un film pour lequel je faisais de la recherche sur les pratiques philanthropiques liées au cancer du sein. Une chose en entraînant une autre, nous avons fini par partager le même bureau chez Action cancer du sein de Montréal et nous y avons passé ce que je considère comme la période la plus heureuse de ma vie.

"Sutton the Beautiful", photo par Rosanne

Si vous souhaitez faire un don en mémoire de Rosanne, vous pouvez le faire ici.

Je vous invite à lire les hommages à Rosanne rédigés par d’autres membres de la grande famille d’Action Cancer du sein Montréal…

J’ai connu Rosanne il y a bien des années, lorsqu’elle postulait un emploi chez ACSQ (alors, ACSM). Nous l’avons embauchée sans hésitation et nous avons réalisé assez vite l’ampleur de son talent. De fait, elle est devenue la toute première directrice générale d’ACSM. 

Je ne l’avais pas revue depuis son déménagement dans les Cantons de l’Est, mais j’avais entendu dire qu’elle était heureuse d’avoir quitté la grande ville. Je pensais à elle tout récemment en me promettant de reprendre contact. Malheureusement, je ne savais pas qu’elle était malade. Aussi, c’est avec beaucoup d’étonnement et une grande tristesse que j’ai appris son décès. Je me souviendrai de Rosanne comme d’une personne attentionnée, gentille, pleine de compassion. Je suis certaine que tous les membres de la grande famille d’ACSM/ACSQ et de son entourage proche se comptent extrêmement choyés d’avoir fait partie de sa vie.

Susan Hertzberg
Ex-membre du Conseil d’ACSQ

J’ai rencontré Rosanne pour la première fois à son arrivée au sein du groupe des porte-parole d’ACSM. Notre mandat était alors de présenter La face cachée des produits de beauté aux membres de la Montreal Association for the Blind (association pour les aveugles de Montréal)… avec des diapositives!

Les conversations téléphoniques complètement loufoques que nous avons eues pour trouver comment présenter nos idées à des gens qui ne pouvaient voir aucun de nos outils pédagogiques ont scellé les débuts de notre amitié. J’ai adoré Rosanne avant même de la rencontrer. Nos tempêtes d’idées étaient si délirantes! Contre toute attente, nous avions finalement réussi à établir un plan, et ce devait être le bon puisque personne ne s’est endormi ni n’a quitté la salle pendant notre présentation. Un grand-père nous a même posé beaucoup de questions sur les choix les plus sécuritaires à faire pour ses petits-enfants.

Je me souviens aussi de notre bed-in, dans la suite de John Lennon et Yoko Ono de l’hôtel Reine-Elizabeth, pour sensibiliser les gens à l’importance de la prévention. L’événement reflétait la personnalité hors du commun de Rosanne : sa créativité, sa générosité, sa passion et son sens de la fête.

Lorsqu’elle se trouvait en notre compagnie, Rosanne nous enveloppait de sa présence. J’ai dû mal à m’imaginer ce que sera le monde sans elle.

Carol Secter
Ex-membre du Conseil d’ACSQ

Bed-In : Donnons une chance à la prévention
Rosanne, toujours la réalisatrice

La conférence de presse en lien avec la campagne Petits mensonges roses (de gauche à droite : Elitza Mitropolitska, Deena Dlusy-Apel, Aseema Kabir, Nancy Guberman, Rosanne Cohen)

Rosanne a généreusement accepté ma candidature comme stagiaire bachelière en travail social pour le projet FemmeToxic d’ACSM en 2012, après l’annulation à la dernière minute du stage que j’avais d’abord prévu. Elle a profondément influencé mon apprentissage et mon épanouissement comme jeune travailleuse sociale, et j’ai eu beaucoup de plaisir à la côtoyer. La passion de Rosanne pour la mission d’ACSM était palpable, surtout pour tout ce qui touchait l’éducation de la jeunesse. Je me sens incroyablement choyée de l’avoir connue. Je n’ai pas travaillé longtemps à ses côtés, mais l’impact de sa gentillesse et de sa générosité se fait encore sentir dans ma vie et dans mon travail.

Hayley Darychuk
Ex-stagiaire d’ACSQ

J’ai du mal à exprimer tout ce que représentait Rosanne pour moi — c’était une amie, une collègue, une inspiration, une complice, une compagne de voyage et bien plus encore. Toujours souriante, toujours positive (enfin, presque) et toujours généreuse. Rosanne était beaucoup trop modeste : elle a contribué à mon succès et à celui d’ACSM/ACSQ dans une bien plus grande mesure qu’elle ne voulait l’admettre. Par-dessus tout, Rosanne était quelqu’un de foncièrement joyeux, d’agréable à vivre. Que de fous rires nous avons eus en gravissant la montagne ou en courant sur nos tapis roulants, côte à côte, au Y, à l’époque où elle avait juré de se mettre en forme! Que de plaisir nous avons eu dans nos voyages à Tulum et aux îles Turques-et-Caïques (destination qui était d’ailleurs sur sa liste de choses à faire avant de mourir…)! Quelle complicité nous avons partagée en cherchant des moyens de faire d’ACSM une référence en matière de santé et d’environnement ou en tentant de convaincre certaines connaissances bien nanties de donner à notre organisation! Elle me manque déjà.

Nancy Guberman
Présidente d’ACSQ

Rosanne était notre soleil. Avec elle, nous n’avions pas l’impression de travailler. Elle voyait les qualités de chacune d’entre nous. Elle semblait s’être donné la mission d’ajouter une touche de légèreté à la lutte pour la justice. Pour elle, cela semblait aller de soi : on pouvait très bien marier plaisir et lutte. À la fin de la journée, il n’était donc pas rare de se retrouver invitée dans sa cuisine, un verre de vin à la main, à comploter pour déconstruire le système qui empoisonne notre santé.

Naïké Ledan
Ex-coordonnatrice au projet jeunesse

Je me souviens de la première réunion du Conseil à laquelle Rosanne était présente. Elle était si modeste. Elle ne savait pas ce qu’elle pouvait offrir au sein du Conseil, mais elle était prête à essayer, disait-elle. Bien vite, nous nous sommes rendu compte qu’elle avait énormément à offrir. En peu de temps, elle est d’ailleurs devenue présidente du Conseil, puis première directrice générale officielle. Rosanne plongeait littéralement dans chaque nouveau projet, elle ne manquait jamais d’idées nouvelles; elle est encore, à ce jour, la personne la plus motivante que j’aie rencontrée. Grâce à elle, toutes les membres de la grande famille d’ACSQ se sentaient accueillies, indispensables, valorisées. Je lui dois certaines de mes plus grandes réalisations. Elle m’a fait rire, m’a soutenue lorsque j’étais découragée et m’a toujours écoutée de tout son cœur, qu’elle avait si grand. C’était une femme unique en son genre. Elle me manque déjà.

Janice Melanson
Ex-agente administrative d’ACSQ

Rosanne était une personne chaleureuse et pleine d’esprit de qui je me suis instantanément sentie très proche. Dès que nous avons entamé la conversation, j’ai eu le sentiment que nous étions amies et que nous faisions partie d’un mouvement plus grand que nous. Quelle facilité elle avait à créer des liens de solidarité et d’amitié entre les gens! Nous avons travaillé ensemble aux campagnes de sensibilisation aux liens entre le cancer du sein et la pollution de l'environnement, et j’ai toujours admiré sa capacité à s’exprimer franchement et à canaliser sa colère contre l’injustice de manière positive, dans l’amour et l’enthousiasme pour l’action militante. Sa présence et son esprit me manqueront; je suis reconnaissante d’avoir pu croiser son chemin.

Maggie MacDonald, Maîtrise ès arts
Services de rédaction et de recherche

Erika Scott (à gauche), Rosanne Cohen et Janice Melanson
Table ronde d'octobre 2018 : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cancer du sein sans jamais oser le demander

Les substances toxiques. Un panel formidable.

Notre panel de discussion en ligne, Toxic Beauty, a suscité beaucoup d'intérêt. Les questions posées par le public et les réponses données par nos panélistes sont allées droit au cœur des problèmes soulevés dans le film.

Si vous l'avez manqué, il n'est pas trop tard de le regarder.

Regarder l'enregistrement du panel (en anglais)


La journée Internationale de la jeunesse approuvée et décrétée le 17 décembre 1999, par l'Assemblée générale des Nations unies est célébrée pour souligner et montrer l’importance des jeunes au sein de chaque communauté particulièrement et au niveau mondial. Considérée comme le fer de lance et la relève de l’humanité, cette catégorie bénéficiant d’un poids démographique considérable mérite d’une attention spécifique.

Présentation du thème annuel :

Le thème de la Journée internationale de la jeunesse 2019, "Transformer l'éducation”, est ainsi désigné afin de mettre en exergue les efforts entrepris dans le but rendre l'éducation plus pertinente, équitable et inclusive pour tous les jeunes, y compris les efforts des jeunes eux-mêmes. Ce thème est ancré dans l'objectif 4 de l'Agenda 2030 pour le développement durable - " garantir d'une éducation inclusive et équitable de qualité et de promouvoir des possibilités d'apprentissage tout au long de la vie pour tous ".

Pourquoi transformer l’éducation à Action cancer du sein du Québec ?

L’éducation au sens formel, telle que nous l’avons toujours connue, avec tous les changements que nous connaissons actuellement, nécessite donc une remise en question permanente pour qu’elle puisse suivre le rythme effréné de ces nombreux changements.

Ainsi dans le cadre de l’exécution de son programme jeunesse via le projet de formation « Deviens une leader environnementale pour ta communauté » et ses autres activités d’éducation populaire, Action cancer du sein du Québec est impliqué à fond pour s’inscrire dans cette mouvance de la transformation de l’éducation. Ce travail se fait par la promotion de l’acquisition de connaissances, la prise de conscience des communautés par le biais de leurs jeunes dans une perspective de savoir être et d’engagement pour l’action et le changement de comportement vis-à-vis de l’environnement.

Action cancer du sein du Québec a donc fait le choix de cet aspect de la transformation de l’éducation parce que l’organisme veut agir pour favoriser l’émergence de ces nouvelles citoyennes et nouveaux citoyens sensibles et capables de prendre position pour la protection de l’environnement et de leur santé.

Bonne journée internationale de jeunesse 2019!


Nancy Riopel

Un récit à lire

Au milieu du mois de mars, nous avons reçu un courriel d'une femme qui vivait une situation difficile. On lui avait diagnostiqué un cancer du sein de grade II de type carcinome canalaire in situ (CCIS) dans des circonstances inhabituelles. Elle nous écrivait dans l'espoir de trouver des professionnels de la santé de l'Ontario (elle est de Sudbury) qui seraient ouverts à surveiller activement son cas. Suite à nos échanges, nous lui avons demandé si elle était prête à écrire et partager son histoire sur notre blog. Avec sa permission, nous avons créé une série en quatre parties que nous publierons ici en mai et en juin.  

Faites la connaissance de Nancy Riopel...

PARTIE 1

On repassera pour le «consentement éclairé»!

Avez-vous déjà entendu parler du CCIS? Savez-vous de quoi il s’agit? Avant de recevoir un diagnostic de ce que les médecins appellent un cancer du sein stade 0 en février 2019, moi non plus je n’avais jamais entendu parler du carcinome canalaire in situ (CCIS). Laissez-moi vous dire que ce nom a capté toute mon attention et qu’il m’a même poussée à magasiner les artistes tatoueurs de faux mamelons dans les 12 heures qui ont suivi ma découverte.

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PARTIE 2

Quand le chirurgien devient les quatre lettres du Syndrome du Stress Post-Traumatique

Comme je l’ai mentionné dans mon premier billet, je dois ma vie à ma sœur, ou du moins mon sein droit, parce qu’elle m’a encouragée à effectuer des recherches par moi-même avant de prendre une décision sur les traitements à envisager. Cette fois, j’ai donc fouillé Internet pour trouver de l’information sur le CCIS et ses différents traitements, au lieu de magasiner des prothèses de mamelons. Plus j’en apprends au sujet du CCIS, plus je suis convaincue que l’approche consistant à « patienter et à observer » ou encore à « surveiller activement » mon dossier est la seule à laquelle je suis disposée à me prêter.

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PARTIE 3

Je suis bien plus qu'une tumeur : Comment j'ai repris le contrôle de mon propre parcours

Par quoi commencer aujourd'hui ? Je me sens très privilégiée depuis que les dames d'Action cancer du sein du Québec m'ont appris que mon premier billet avait suscité beaucoup d'intérêt. J'ai posté le lien vers le billet sur ma page Facebook et j'ai reçu des commentaires très positifs de la part de mes proches et de connaissances éloignées, qui m'ont dit avoir beaucoup appris de mon témoignage. Cela m'a fait chaud au cœur, car j'espère que toute femme qui recevra un diagnostic semblable à l'avenir pourra y faire face avec la force qui nous habite lorsque nous sommes bien informées. C'est animée par ces émotions que j'entame le 3echapitre de mon histoire.

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PARTIE 4

Comment éviter de monter dans un TRAIN FOU quand tout le monde vous offre un billet?

J’ai peine à croire qu’il s’agit déjà de mon dernier billet sur ce blogue. Il me semble qu’encore hier, j’acceptais de déterminer ce que j’allais dévoiler ici et j’espérais que mon auditoire profiterait de la lecture de mon expérience. J’ai tellement de choses à vous partager encore. J’ai aussi tant à apprendre au fil de ce parcours qui est loin d’être terminé pour moi. 

Poursuivre la lecture de la PARTIE 4


Il y a de l'amour dans l'air à Greenfield Park... Merci!

Depuis 22 ans, les Guides de Greenfield Park organisent au début de mai une marche pour sensibiliser à la prévention du cancer du sein tout en faisant un don à Action cancer du sein du Québec. À leur suite, la filiale 94 de l'Auxiliaire féminin nous a également offert son appui en organisant un BINGO annuel dont les profits nous sont versés. La Marche des Guides est toujours plaisante même quand la météo ne collabore pas, et cette année n'a pas fait exception - bien que l'édition 2019 ait probablement été la plus froide d'entre toutes!

Nos pancartes ont eu droit à une cure de rajeunissement grâce aux talents artistiques et aux heures de bénévolat scolaire d'Ana Lorcencova. Merci à toutes les filles des Sparks, des Guides, des Pathfinders et des Rangers ainsi qu'à leurs cheftaines et parents qui ont marché avec nous. Merci également à toutes les donatrices et à tous les donateurs! Nous sommes ravies.


Travailler avec des jeunes femmes pour devenir des leaders dans le domaine de l'environnement

Au cours des deux dernières années, j'ai eu l'occasion extraordinaire, mais comportant beaucoup de défis, de travailler dans des écoles secondaires publiques locales grâce à notre programme sur la santé environnementale. J'ai découvert beaucoup de choses sur cette jeune génération.


Ils sont très intelligents, même ceux qui ne réussissent pas bien sur le plan scolaire. Ils sont beaucoup plus informés sur l'environnement que la génération de leurs parents. Ils n'ont eu aucune difficulté à comprendre les questions complexes que j'enseignais, particulièrement en ce qui concerne les substances toxiques et les produits chimiques perturbateurs hormonaux et leurs effets sur la santé humaine et l'environnement. Et ils sont bons pour établir des liens.

J'ai aussi appris que la dynamique du genre n'a pas beaucoup changé depuis que j'étais à l’école sécondaire. Les garçons dans les classes où je donnais nos ateliers, interagissaient davantage que les filles, ils parlaient davantage, et étaient toujours prêts à jouer le rôle de capitaine d'équipe pendant les compétitions, de défendre leurs points de vue et de dominer sur l’ensemble des activités de la classe. Ne vous méprenez pas, j'aimais bien ces jeunes gars. Ils venaient de milieux très défavorisés dont ils pouvaient parler clairement et honnêtement. Nous avons beaucoup parlé de justice en santé et de racisme environnemental et ils avaient beaucoup à dire. Et encore aujourd’hui, je peux me rappeler de leurs visages, de leurs voix ainsi que de leurs opinions.

Mais, pour ce qui est des jeunes filles. J'ai dû vraiment travailler dure pour essayer de leur créer de l'espace. Même en comprenant les dynamiques dans les classes et en m'engageant pour qu'elles puissent s’exprimer, c'était difficile. La plupart des garçons prenaient de l'espace aussi facilement qu'ils respiraient. Et les filles semblaient être habituées à cet état de fait et ne s'y opposaient pas de manière à se faire aussi entendre.

En fait, il semblait plus facile pour elles de garder la tête baissée et de se taire.

Café rencontre

Dire les choses telles qu'elles sont : l'impact financier d'une maladie grave

Lorsqu'une maladie grave interrompt la vie, les conséquences, y compris les conséquences financières, peuvent être dévastatrices.

Nous, à Action cancer du sein du Québec, développons des outils pour aider les gens à se protéger avant qu'ils n'atterrissent dans une situation désespérée ou pour les aider à répondre aux questions financières qu'ils auraient s'ils avaient reçu un diagnostic de maladie chronique grave.

Pour lancer le développement de ce programme, nous dédions notre prochain Café rencontre à l'écoute de vos histoires.  

Votre expérience n'a pas besoin d'être liée au cancer du sein. Nous voulons seulement connaître l'opinion de toute personne qui a vécu une maladie grave ou qui a accompagné un.e proche et qui est prête à partager l'impact financier que cela a eu sur elle. 

Outre les effets de la maladie elle-même, la situation financière d'une personne peut être profondément modifiée. Ce n'est pas quelque chose que la plupart d'entre nous considèrent quand on est en bonne santé. Mais lorsque la maladie frappe, des difficultés financières peuvent s'ensuivre : la perte de revenu, les congés de maladie et les vacances s'écoulent, les coûts des traitements, les coûts de la vie quotidienne augmentent (pensez aux garderies supplémentaires, aux déplacements pour se rendre aux traitements) et l'invalidité de longue durée peut devenir une réalité.

Joignez-vous à nous. Des rafraîchissements seront offerts.

Date à déterminer

La Maison Parent-Roback, 469 Jean Talon Ouest, Montréal H3N 1R4, 2e étage

Participez à cette importante discussion.


Deena (à gauche) en tant que panéliste lors de notre événement d'octobre 2018

L'une des personnes que j'affectionne particulièrement est atteinte du cancer du sein. Encore une fois.

L'une des personnes que j'affectionne particulièrement est atteinte du cancer du sein. Encore une fois. Comme vous le savez, Action cancer du sein du Québec ne manque pas de femmes extraordinaires. Eh bien, même au sein de ce groupe exceptionnel, Deena Dlusy-Apel réussit à sortir du lot. Elle est non seulement membre active depuis le début de l'organisme, mais aussi l'une des personnes les plus généreuses et dévouées sur laquelle notre organisation puisse compter.

Cette année, Deena a reçu un diagnostic de cancer du sein, encore une fois. Il ne s'agit pas d'une récurrence, non, c'est un nouveau cancer.

 

Deena m'a confié être étonnée que personne ne s'indigne outre mesure que tant de gens reçoivent des traitements contre une forme ou une autre de cancer. En effet, une personne sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie. Elle m'a exprimé sa frustration et son découragement devant l'attitude des gens qui acquiescent simplement à cette réalité comme si c'était désormais normal.

Selon elle, "Il faut absolument pousser la recherche sur les liens entre notre environnement et le cancer. Nous avons le devoir de nommer les substances auxquelles nous sommes exposés quotidiennement et qui augmentent nos risques de développer un cancer. C'est tout de même déprimant de constater que malgré tout, il n'y a pas plus de recherches dans ce domaine".

Hanging on, Deena Dlusy-Apel

Cette année, j'ai beaucoup songé à la situation dans laquelle se retrouve ma chère Deena et j'ai cru bon de partager avec vous son histoire et ses propos. Je suis aussi d'avis que notre compréhension des liens entre l'environnement et le cancer du sein n'a pas progressé suffisamment, malgré les nombreuses preuves scientifiques qui ont été mises de l'avant à ce sujet. Le Canada est considéré par plusieurs comme le pays occidental ayant la réglementation la moins contraignante en ce qui a trait aux produits chimiques ce qui démontre bien qu'il s'agit d'une lutte qui se joue en haut lieu où l'on se bute encore à beaucoup de résistance.

Quoi qu'on en pense, la situation actuelle n'est pas normale. Comme le dit Deena, nous devrions être indigné.e.s. À Action cancer du sein du Québec, nous continuerons à le dire haut et fort et à nous battre pour changer les choses aussi longtemps que nous le pourrons. Toutefois, pour continuer nos actions, votre appui généreux demeure essentiel.

Avec toute ma gratitude,

Jennifer Beeman, directrice générale
Action cancer du sein du Québec


Patricia Kearns, Conseillère en recherche et réseautage, Action cancer du sein du Québec

Réflexions sur mes traitements

J’ai souhaité partager mon expérience parce que je crois que certains aspects importants pourraient aider toutes les femmes.

À la suite de l’une de mes mammographies préventives planifiées tous les deux ans, en 2013, on a observé certaines irrégularités pour lesquelles j’ai dû subir une biopsie. Pour rencontrer le médecin spécialiste du sein chargé de mon dossier et devant me fournir les résultats de la biopsie, j’avais demandé à ma compagne Moira de m’accompagner, ainsi qu’à ma collègue et grande amie Rosanne qui a elle-même combattu un cancer du sein. J’ai l’habitude de me présenter accompagnée aux rendez-vous de ce genre. Je me dis que deux têtes (et deux paires d’oreilles) valent toujours mieux qu’une dans ces cas-là. Le Dr Lufti, pas du tout dérangé par la délégation qui m’accompagnait, m’a appris que j’avais un CCIS ou carcinome canalaire in situ au sein gauche. Il s’agissait d’une forme de cancer au stade peu avancé, non invasive et à croissance lente. Je savais que cette forme de cancer ne représentait pas une menace immédiate pour ma vie parce que je le connaissais bien de par mon travail pour Action cancer du sein du Québec.

Je savais aussi qu’on discutait, dans le milieu médical, de la possibilité de reclassifier certaines lésions de bas grade comme des lésions non cancéreuses. Néanmoins, il s’agissait alors et il s’agit encore aujourd’hui d’une forme de cancer que l’on traite comme telle. 

J’étais donc très heureuse de l’issue de mon rendez-vous avec mon chirurgien. Il m’a dit que lorsqu’elles apprenaient la présence d’une lésion comportant des cellules anormales, la majorité des femmes souhaitaient les faire enlever immédiatement. Après discussion, nous avons plutôt convenu d’opter pour une surveillance active, de privilégier l’attente et la vigilance.

À partir de ce moment, j’ai passé une mammographie chaque année jusqu’à ce qu’en août 2015, on découvre une tumeur lors d’un de mes examens de suivi, mais cette fois dans mon sein droit. Une autre biopsie a été effectuée. Puis, j’ai reçu un appel téléphonique très tôt, un matin, de la secrétaire de mon médecin qui me donnait un rendez-vous avec ce dernier au cours de la semaine même. Je me souviens d’être arrivée chez le Dr Lufti et d’avoir remarqué qu’il y avait une infirmière avec lui – j’ai alors compris qu’il avait probablement de graves nouvelles à m’apprendre. Le Dr Lufti m’a expliqué que la tumeur qui avait été découverte n’était pas un CCIS, mais bien un carcinome canalaire invasif de stade 2 à récepteurs d’œstrogène positifs. Il m’a expliqué que je devais subir une chirurgie – ce qu’il appelait une mastectomie partielle, bien que certaines personnes parleraient plutôt de tumorectomie. D’autres tests seraient effectués sur l’échantillon de ma biopsie, pour chercher la présence ou non du gène HER2. Je subirais donc une chirurgie pour faire retirer la tumeur et certains ganglions lymphatiques. D’autres tests seraient aussi effectués sur ce qui serait enlevé, et le groupe de médecins responsables de mon dossier décideraient par la suite des traitements adjuvants postopératoires à m’administrer – radiothérapie, chimiothérapie et hormonothérapie.

L’infirmière, elle s’appelait Elizabeth, nous a conduit dans son bureau où elle a tiré de ses étagères une série de brochures pour nous les donner. Lorsque je lui ai demandé de me fournir mon rapport de pathologie, elle a hésité un peu puis elle est allée le demander au médecin. J’étais tellement contente d’avoir ce rapport en mains lorsque j’ai quitté la clinique. Grâce à cela, j’ai pu me tourner vers l’une des ressources que je recommande régulièrement aux femmes de consulter dans le cadre de mon travail : le site Web Breast Cancer.org dont une section est consacrée à la lecture et à la compréhension d’un rapport de pathologie.

Ma chirurgie s’est très bien déroulée, sans complication, et je me suis vite retrouvée chez moi avec une provision de cahiers à colorier, de bons petits plats, de programmes d’exercices et d’analgésiques. J’ai la chance de pouvoir compter sur un réseau de soutien extraordinaire et je sais à quel point cela est important. Ma convalescence a été rapide, et à mon examen de suivi avec le Dr Lufti, ce dernier m’a dirigée vers un oncologue. Je ne me souviens plus de qui il s’agissait, mais j’ai demandé à voir le Dr Thirlwell à la place. Ce dernier avait accompagné ma sœur qui avait aussi reçu un diagnostic de cancer du sein deux ans auparavant ainsi qu’une membre du conseil d’administration d’ACS-Qc, Deena, et cela me rassurait. Les deux femmes n’avaient que de bonnes choses à dire à propos de lui. Le Dr Lufti a accédé à ma demande sans problème, modifiant simplement le formulaire.

Mon rapport de pathologie s’est avéré aussi très utile lorsque j’ai décidé de demander un deuxième avis au sujet du plan de traitement que m’avait préparé le Dr Thirlwell. J’étais inquiète de ma santé globale. Ayant souffert de diabète de type I pendant la majeure partie de ma vie, j’ai toujours fait attention à ma santé cardiovasculaire et je craignais les effets que pourraient avoir la chimiothérapie et la radiothérapie sur celle-ci. Je voulais savoir s’il y avait des médicaments de chimiothérapie qui pourraient être meilleurs que d’autres pour mon cœur. Le Dr Thirlwell était au courant de mes inquiétudes et semblait avoir confiance en son plan de traitement. Abby Lippman, qui nous a quittées depuis, a demandé à son frère, Marc Lippman, oncologue et chercheur réputé dans le domaine du cancer du sein, si je pouvais le contacter pour avoir un deuxième avis. Il a accepté et m’a demandé de lui fournir mon rapport de pathologie et ce que le Dr Thirlwell m’avait prescrit. Il a consulté le tout et m’a dit qu’il était tout à fait d’accord avec le plan établi par mon oncologue, ce qui m’a complètement délivrée de mes inquiétudes.

On m’a donné le nom de la radiologiste qui prendrait mon dossier en charge et je me suis empressée d’interroger Google à son sujet. J’ai alors découvert que le Dr Christine Lambert était co-auteure d’un article qui avait retenu mon attention : DEVELOPMENTS IN PARTIAL BREAST IRRADIATION (Les développements dans l’irradiation partielle du sein). À mon premier rendez-vous avec elle, je lui ai donc demandé si ce genre de traitement pourrait s’appliquer à mon cas. Bien entendu, elle m’a expliqué que non, que ce n’était pas un traitement pour des patientes comme moi dont le cancer s’était répandu dans les ganglions lymphatiques, et que nous allions procéder avec 25 séances de radiothérapie externe standard.

J’ai reçu d’excellents soins au CUSM et je souhaite à toutes les femmes atteintes d’un cancer du sein la même qualité de soins que celle qui m’a été prodiguée. En terminant, je tiens à vous rappeler que vous avez le droit de vous informer de votre situation – posez toutes les questions qui vous passent par la tête, demandez une copie de vos rapports, demandez à voir les médecins que vous voulez, demandez un deuxième avis si vous le souhaitez – bref, n’hésitez jamais à exercer votre droit de savoir.


ACSQc en direct à l'émission du midi de la CBC Radio Noon

La directrice générale d'ACSQc, Jennifer Beeman, et le Dr Tarek Hijal, radio-oncologue et directeur de la Division de radio-oncologie du CUSM répondaient à vos questions en direct le 24 octobre lors de l'émission Radio Noon du midi de la CBC, en anglais avec Shawn Apel!

Si vous avez manqué l'opportunité d'écouter cette échange, vous pouvez le faire ici.


Pour savoir comment ajouter votre groupe à la liste des signataires de notre déclaration, contactez-nous au 514-483-1846 ou info@acsqc.ca

La société civile québécoise prend position sur la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) en demandant au gouvernement de mieux protéger la santé humaine et l’environnement.

Plus de 80 groupes québécois ont signé la Déclaration qui a été envoyée avec une lettre de Jennifer Beeman le 19 mars à l'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique.

Cette alliance représente un large éventail de la population québécoise, bien au-delà du mouvement écologique traditionnel. Parmi eux se trouvent des centres de recherche très réputés, des groupes d'aide périnatale, des groupes de femmes, des groupes de travailleurs, des refuges et groupes luttant contre la violence, des regroupements d'étudiants, des garderies, des groupes de littéracie et des groupes culturels.

Les groupes alliés se sont engagés à soutenir la Déclaration en soulignant les éléments importants de la LCPE qui ont besoin d'une réforme, et en faisant pression sur le gouvernement pour qu'il suive les recommandations dans son rapport et apporte une législation réformée.

En savoir plus sur comment s'impliquer


La Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE), qui fait l’objet d’une révision par le gouvernement fédéral à l’heure actuelle, est la pierre d’assise de notre réglementation en matière environnementale.

Il ne tient qu’à nous, personnes et groupes préoccupés par la situation, de faire pression sur le gouvernement pour qu’il donne suite au rapport du Comité et propose des modifications législatives au Parlement.

Pour en savoir comment s'impliquer cliquez ici.


L’exposition aux substances toxiques, un enjeu féministe!
Femmes du Canada contre les substances toxiques

Le sexe, les facteurs biologiques et les déterminants de la santé, comme la situation socioéconomique, l’emploi, l’appartenance à un groupe racisé ou à une collectivité autochtone, exercent une influence importante sur la santé des Canadiennes, notamment pour ce qui est de leur exposition aux substances toxiques. Femmes du Canada contre les substances toxiques s’inquiètent du fait que les lois régissant actuellement la réglementation et le contrôle des substances toxiques ne tiennent pas compte de ces facteurs et laissent les femmes sans armes devant les effets néfastes qu’ont ces substances sur leur santé à long terme.

La Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (LCPE) qui jette les bases de la réglementation environnementale fait actuellement l’objet d’un examen mené par le gouvernement fédéral. Nous estimons que la réforme en profondeur de cette Loi est d’une importance vitale pour toutes les femmes du pays, dans leur réalité de travailleuses, de mères et de soignantes, mais aussi dans le cadre de tous les autres rôles essentiels qu’elles jouent au sein de nos collectivités. Il s’agit d’une question fondamentale de justice en santé environnementale.

Continuez votre lecture et voyez comment l’exposition aux substances toxiques est un enjeu féministe. Vous serez peut-être surpris(es) d’apprendre, entre autres, que malgré les différences biologiques fondamentales entre les hommes et les femmes, les preuves scientifiques proviennent encore principalement de recherches effectuées sur des animaux et trop fréquemment basées sur des modèles uniquement masculins.

Pour en savoir plus, cliquez ici.


Pourquoi nous devons réformer la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE)

Comme vous êtes nombreux à le savoir, le système réglementant les substances chimiques permet à ces substances d'être produites et mises en circulation sans preuve de leur innocuité. Ceci nous oblige à réagir après coup et à combattre les substances toxiques une à une, pour démontrer leur nuisibilité, les éliminer de la circulation et de l'environnement et réduire l'exposition humaine. Souvent, notre exposition aux substances toxiques se poursuit pendant des décennies après l'entrée en vigueur de leur interdiction.

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Que se passe-t-il quand les groupes de défense des droits des patients créent des liens financiers avec l'industrie pharmaceutique ?

C'est la question sur laquelle s'est penchée Sharon Batt dans son plus récent ouvrage, Health Advocacy, Inc.: How Pharmaceutical Funding Changed the Breast Cancer Movement.

Health Advocacy Inc. : une séance de lecture publique avec Sharon Batt à Université Concordia

ACSQc s'associe avec bonheur aux projets de l'Université Concordia Ageing + Communication + Technologies (ACT) et engAGE: Concordia's Centre for Research on Aging pour la tenue de cet événement.

En savoir plus ou s'inscrire.


Nous avons déménagé !

Notre bail à l'édifice RCA à St-Henri prenait fin et une opportunité se présentait pour louer des locaux dans la merveilleuse Maison Parent-Roback à deux pas du métro Parc. Donc, on l'a saisie.

Nous avons quitté Saint-Henri et le bâtiment historique RCA le 12 janvier où nous avons été heureuses pendant presque cinq ans.

Nous sommes désolées si vous avez essayé de nous contacter lors du dernier mois et que nous n'avons pas répondu. Notre serveur de messagerie était hors service pendant une courte période durant les fêtes.

En ce qui concerne le système téléphonique, il sera fonctionnel au courant de la semaine prochaine. Heureusement, nous avons pu garder notre numéro de téléphone, 514-483-1846, celui que nous avons depuis plus de 25 ans. Entre temps, vous pouvez nous écrire un courriel ou un message via Facebook. Votre patience est bien appréciée.

La Maison Parent-Roback, située sur la rue Jean-Talon à Parc extension, appartient à une collective de 11 groupes de femmes. Par le biais de ses membres, La Maison Parent-Roback rejoint plus de 1 200 groupes locaux qui, à leur tour, sont en lien avec des centaines de milliers de femmes à travers le Québec et le Canada. Alors, on savait qu'on voulait en faire partie !

Nous voilà!
Notre nouvelle adresse est le 461 Jean-Talon Ouest, bureau 430, Montréal, H3N 1R4

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Écoutez notre podcast inaugural – une entrevue avec Dre Sharon Batt (en anglais seulement). Restez à l’écoute pour notre prochain podcast qui sera en français.

Jennifer Beeman a posé de bonnes questions à Sharon et ses réponses sont passionnées et révélatrices.


Encore ces malheureux rubans roses.

Eh oui, nous revoici aux prises avec ces misérables rubans roses, lesquels constituent sûrement la meilleure campagne publicitaire jamais orchestrée.

Ils sont pernicieux. Ils nous touchent et nous font l’effet de participer à quelque chose de grand par le simple fait de les porter ou d’acheter un produit qui en est affublé.

Mais au fond, que disent‑ils? Rien, à part qu’il y a toujours des milliers de femmes atteintes du cancer du sein chaque année. C’est là le véritable problème. Il y a tant de choses à dire qui sont étouffées dans le brouhaha entourant ces rubans roses.

De quoi devrions-nous plutôt parler?

Il faudrait d’abord expliquer que le dépistage, ce n’est pas de la prévention. Comment se fait‑il que la réduction du taux d’incidence soit disparue complètement de toutes les discussions importantes autour du cancer du sein? On répète aux femmes qu’elles doivent diminuer leurs risques individuellement sans leur offrir de stratégie de santé publique adéquate qui réduirait l’incidence du cancer du sein au moyen d’un programme solide fondé sur la santé environnementale. Et en prévenant le cancer du sein, on préviendrait aussi beaucoup d’autres maladies.

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Est-ce que vous n'en pouvez plus des rubans roses?

Octobre est le Mois de la sensibilisation au cancer du sein– au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, malgré la déferlante rose qui inonde tout autour de vous et réclame vos dollars. Action cancer du sein du Québec est sceptique envers les campagnes du ruban rose et la commercialisation du cancer du sein.

Il est bien connu que les entreprises tentent de renforcer leur image et d’accroître leurs profits en s’associant à une bonne cause. Mais qui en profite vraiment, la cause ou l’entreprise? Et si les produits vendus – avec la promesse de trouver un remède – faisaient partie du problème?

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L’expérience de Gabrielle à Action cancer du sein du Québec (ACSQc)

Je suis étudiante à la maîtrise en travail social à l’UdeM et bachelière en anthropologie. Pour mon stage, je recherchais un milieu qui s’intéresse aux questions de santé des femmes en lien avec des perspectives environnementales. Je l’ai trouvé, direz-vous!

Un stage à ACSQc, c’est avoir la chance de travailler dans un milieu où la structure organisationnelle est horizontale, où sa voix est entendue, sollicitée, considérée, et où l’on apporte une réelle contribution. Les travailleuses sont disponibles et à l’écoute.

J’ai eu l’occasion de faire la promotion d’un programme existant (« Passez à l’action contre les toxiques » (PACT)) dans lequel j’ai pu créer plusieurs partenariats avec divers organismes communautaires. Visiter une diversité de milieux aura considérablement enrichi mon expérience et influence indéniablement le développement de mon identité professionnelle. Ce programme, j’ai pu me l’approprier, en apprendre davantage sur les techniques d’animation, jouer tantôt un rôle de facilitatrice, tantôt de mobilisatrice. Il aura fallu, d’autre fois, l’adapter selon les besoins et les approches d’interventions spécifiques des organismes.

S’impliquer au sein d’ACSQc c’est aussi s’immerger de valeurs humanistes qui m'adoucissent l’intérieur : l’auto-détermination, la justice sociale, le respect, la dignité, l’autonomie, et les droits de la personne. S’éloigner des mots comme l’accomplissement de soi, la performance et l’individualisme pour tendre vers le collectif. L’organisme s’intéresse aux causes des problèmes sociaux et aspire à œuvrer à titre d’agent de transformation sociale et politique.

Merci pour de m’avoir donné la chance de faire mon stage dans un milieu riche par ses valeurs, ses pratiques, ses actions, par sa mission, et surtout, par ses travailleuses. Merci de m’avoir accompagné au cours de ces cinq mois. Un énorme merci à Nancy, Jennifer, Viorica et Patricia et aux deux autres stagiaires, Li-Anne et Carly!


L’expérience de Li-Anne à Action cancer du sein du Québec

Je suis finissante au baccalauréat en travail social et pour ma dernière année de stage, j’ai choisi de faire celui-ci à Action cancer du sein du Québec (ACSQc). Je me suis toujours intéressée à développer l’articulation entre les questions sociales et environnementales. Il s’avérait qu’ACSQc s’intéressait exactement aux enjeux touchant à la fois au social, à la santé et à l’environnement!

En effet, la mission de l’organisme est de prévenir les maladies liées aux causes environnementales tout en considérant les facteurs sociaux telles les inégalités. La santé ne se limite donc pas à la santé physique et mentale, aux saines habitudes de vie et uniquement à des responsabilités individuelles. Au contraire, la santé doit être comprise de manière globale (considérer toutes les dimensions intereliées à notre santé) et ainsi prendre conscience des contraintes structurelles (politiques, économiques…) qui empêchent la population entière et plus particulièrement des populations désavantagées de vivre en bonne santé.

Si la santé est à la base de notre survie et de notre existence, la santé de notre communauté est à la base de notre coexistence.

Cet aspect du collectif me rejoint tout particulièrement. Je considère nécessaire d’intervenir directement auprès des communautés afin que pour que nous puissions agir ensemble. Et c’est exactement la particularité de l’organisme, c’est-à-dire de rejoindre les populations concernées. J’ai ainsi eu l’occasion de partager cette vision lors de mes ateliers avec les jeunes du secondaire ainsi qu’avec les universitaires.

Voilà les quelques raisons pourquoi j’ai choisi de faire mon stage à ACSQc. L’organisme prend des actions concrètes menant à ma vision d’une communauté plus juste, équitable, sensible aux autres et à son environnement.

Merci sincère à la belle équipe d’ACSQc d’être des actrices de changement, actives et inspirantes.


Vos actions contre le Triclosan et l'ONU sur les pesticides

Avec l’arrivée du printemps, nous souhaitons faire avec vous un tour d’horizon des actualités que nous suivons de près en santé environnementale. Dans quelques semaines, nous vous enverrons de l’information sur nos activités à venir, en espérant avoir la chance de vous y rencontrer!

Pesticides

Le 8 mars, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a publié un rapport présentant un constant aussi clair qu’accablant : les pesticides, dont la majorité contient des perturbateurs endocriniens (PE) et sont dangereux pour la santé humaine et pour l'environnement. Ils sont utilisés uniquement aux fins de profits par l'industrie agroalimentaire et non pour lutter contre la faim dans le monde comme nous l'avait laissé croire l'industrie des pesticides.

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Dernières nouvelles sur nos actions contre le Triclosan

L'année dernière, nous vous avions fait part des actions menées par les groupes de défense de l'environnement et de la santé dans la lutte contre le Triclosan. Cet agent antibactérien est omniprésent dans les produits de consommation courante, PE important et écotoxique contribuant au problème de la résistance aux antibactériens. Vous nous aviez alors exprimé votre enthousiasme à signer les pétitions demandant au gouvernement de bannir cette substance toxique des produits ménagers et de soins personnels. Voici la version définitive de la déclaration, coordonnée par l'Association canadienne du droit de l'environnement, que notre organisme et une quarantaine d'autres du même type ont signée et fait parvenir à l'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique ainsi qu'à l'honorable Jane Philpott, ministre de la Santé, le 24 février 2017.

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Pourquoi nous devons réformer la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE)

Comme vous êtes nombreux à le savoir, le système réglementant les substances chimiques permet à ces substances d'être produites et mises en circulation sans preuve de leur innocuité. Ceci nous oblige à réagir après coup et à combattre les substances toxiques une à une, pour démontrer leur nuisibilité, les éliminer de la circulation et de l'environnement et réduire l'exposition humaine. Souvent, notre exposition aux substances toxiques se poursuit pendant des décennies après l'entrée en vigueur de leur interdiction.

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Restez à l’affût pour connaître les activités auxquelles vous pourriez participer ce printemps!


Action cancer du sein du Québec reçoit un honneur bien spécial !

ACSQc est honoré d'être choisi à titre d'organisme communautaire de bienfaisance pour le concert bénéfice de la Chorale Yellow Door. Le concert aura lieu le 26 et 27 mai prochain.

Depuis 1983, ces chanteurs et chanteuses de talent viennent en aide aux organismes caritatifs de leur localité en profitant de leurs spectacles pour leur offrir du soutien financier et pour sensibiliser la population à leur travail dévoué. Jetez un œil à la liste des quelque 60 organismes communautaires qui  ont eu la chance de se voir honorés par la chorale au cours des 30 dernières années. Impressionnant, non?  

En plus de nous remettre les profits de la vente des billets de son Concert du printemps, la Chorale Yellow Door nous remettra aussi l'argent amassé dans le cadre de la vente de pâtisseries qui se tiendra à l'entracte! Nous vous indiquerons sous peu comment vous pouvez participer à cette vente en confectionnant vos biscuits, vos petits gâteaux ou vos carrés préférés.

N'oubliez pas de marquer la date de ce magnifique concert printanier à votre calendrier et passez le mot à votre entourage! Nous serons ravies de vous y retrouver. En assistant au concert, vous ferez d'une pierre deux coups : vous viendrez en aide à notre organisme tout en ayant le bonheur d'entendre une chorale d'expérience interpréter des classiques de la musique du monde en différentes langues!

La Chorale Yellow Door est dirigée par Mme Roxanne Martel.

Concert du printemps, les 26 et 27 mai à l'Église unitarienne de Montréal, 5035, de Maisonneuve O. (Métro Vendôme). 


Coût du billet : 20 $ Étudiants et aînés : 15 $

Pour entendre quelques moments forts du concert de l'année dernière, c'est par ici. 

D'autres renseignements sur cet événement vous seront communiqués sous peu.


Jennifer Beeman, Directrice, Action cancer du sein du Québec
Notre façon de voir le mois de la sensibilisation au cancer du sein, octobre 2016

Je me trouve dans une situation étrange. Je suis directrice d’un organisme de cancer du sein et je ne sais vraiment pas ce que veut dire « la sensibilisation au cancer du sein ».

Est-ce répéter qu’une femme sur neuf recevra un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie? Quoiqu’on ne dise rien par rapport à ce qu’on fait pour réduire cette statistique, c’est-à-dire très peu?

Est-ce répéter que « le diagnostic précoce sauve des vies »? Ce qui n’explique pas le fait que le diagnostic précoce mène à un sérieux problème de surdiagnostic, ce que les femmes ne comprennent pas et sur lequel on ne fait rien?

Est-ce répéter qu’il faut « courir à la vie »? Ce qui ne fait rien pour prévenir cette maladie chez nos filles et nos petites filles?

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ACSQc compte sur les cotisations de ses membres et les dons de particuliers. La cotisation donne droit aux préavis sur les séminaires et ateliers ainsi qu'à l'abonnement à notre bulletin de nouvelles - ACSQc en ligne

Un nombre important de membres aide également à soutenir nos demandes financières en terme de subventions gouvernementales et auprès des fondations privées. Pensez à vous joindre à nous dès aujourd’hui!

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