Carol Secter
Ancienne membre du CA et membre à vie d’ACSQ
J’avais passé quelques années à conduire mon fils aux réunions et aux chantiers d’Habitat pour l’humanité. Une fois terminé son bénévolat, je me suis mise à la recherche d’une nouvelle organisation à laquelle contribuer. Nancy, qui avait pris contact avec ACSM après son diagnostic de cancer, m’a dit que cet organisme concordait avec mes préoccupations écologiques – et organisait de formidables soupers-partage !
J’ai donc adhéré à ACSM, avant de devenir membre du conseil d’administration et finalement, pendant quelques années, présidente.
En juin 2005, j’ai assisté à la Conférence mondiale sur le cancer du sein. Madeleine Bird y présentait la recherche qu’elle avait menée sur le marketing du ruban rose lorsque Barbara Brenner avait besoin de données canadiennes pour une conférence publique qu’elle donnait pour ACSM. Nous avons rencontré la formidable équipe du Breast Cancer Fund, et tout a changé pour moi !
Je venais de découvrir une façon de vulgariser les problèmes de santé découlant de l’exposition aux perturbateurs endocriniens et aux autres substances toxiques. Ainsi est née la campagne pour les cosmétiques sécuritaires d’ACSM.
Ce fut un excellent moyen de faire passer le message sur la réglementation des substances chimiques et ses retombées pour notre santé. Cette approche a connu tant de succès que la Fondation David Suzuki et Environmental Defense ont lancé leurs propres campagnes pour les cosmétiques sécuritaires.
Aujourd’hui, le gouvernement fédéral semble avoir compris que l’on ne peut plus laisser l’industrie se réglementer elle-même. Seuls quelque 13% des ingrédients utilisés dans les cosmétiques ont fait l’objet de tests d’innocuité et, malgré les lois sur l’étiquettage en vigueur depuis une décennie, nos cosmétiques et produits de soins personnels contiennent toujours des ingrédients non identifiés, sous prétexte qu’ils tombent sous le secret commercial.


