• Cancer du sein et les femmes immigrées et racisées

    Le cancer du sein est, chez les femmes, la forme de cancer la plus répandue. Une femme sur neuf, au Canada, reçoit au cours de sa vie un tel diagnostic. Il s’agit de la deuxième cause de décès chez les femmes par un cancer et le premier par un cancer chez les femmes qui ne fument pas. Il faut savoir que le cancer du sein n’a pas la même incidence, ni les mêmes répercussions chez toutes les populations de femmes.

    Au cours des dix dernières années, la recherche au Canada a démontré que les femmes immigrantes de nombreux pays, particulièrement de l’Est et du Sud-Est de l’Asie, ont un taux d’incidence beaucoup moins élevé dans leur pays d’origine. Cependant à l’intérieur des 10 ans suivant leur arrivée au Canada, le taux d’incidence de ces femmes rejoint celui de la moyenne canadienne.[1]

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    La recherche révèle également que de nombreuses femmes immigrantes d’origines diverses ne sont pas familières avec la maladie. Il s’avère que les questions de santé intime ne sont pas abordées dans toutes les cultures, ce qui peut freiner le dépistage et l’accès aux soins. Dans certaines communautés, le cancer du sein est un sujet tabou, associé à la peur, à la honte ou à des croyances culturelles qui découragent la discussion et la prévention. Le manque d’information adaptée à leurs réalités, combiné à des barrières linguistiques et systémiques, renforce ces inégalités et limite la prévention.

    Ajoutons que la notion de médecine préventive n’est pas nécessairement bien comprise. De plus, les outils informatifs et éducationnels utilisés au Québec sur le cancer du sein ne reflètent pas les réalités des femmes d’autres origines, et ne répondent pas aux questions sous-jacentes : la méconnaissance du système de santé canadien ou le manque de médecins de famille sont deux exemples.
    Les femmes immigrantes peuvent notamment ne pas comprendre comment accéder aux services de santé ou penser qu’elles n’y ont pas droit. [2] Ultimement, elles peuvent ne pas avoir conscience des facteurs qui augmentent les risques de cancer du sein, particulièrement les facteurs d’exposition présents dans l’environnement ou dans les milieux de travail.

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    La situation est d’autant plus complexe du fait que les recherches provenant des États-Unis et du Royaume-Uni indiquent que les femmes noires, en particulier, mais également des femmes de d’autres groupes racisés ont, historiquement, des taux d’incidence de cancer du sein moins élevés que les femmes blanches. Elles ont vu leur taux augmenter, reçoivent dans des proportions plus élevées des diagnostics de cancers plus agressifs, et ont donc, des taux de mortalité significativement plus élevés que les femmes blanches.[3]

    Il est nécessaire de rejoindre ces femmes pour discuter avec elles de ces enjeux. Elles doivent être informées qu’un élément d’origine ethnique entre en jeu, même s’il n’est pas bien compris par les scientifiques. Ultimement, au Québec, les statistiques révèlent que les femmes ayant des revenus moins élevés et recevant des diagnostics de cancer du sein, ont de pires pronostics que les femmes ayant des revenus dans la moyenne ou supérieurs.[4] Les femmes immigrantes et les femmes des groupes racisés ont souvent des niveaux de revenus beaucoup moins élevés, alors cette réalité doit être considérée.

    Pour toutes ces raisons, les femmes qui immigrent au Canada et celles qui font partie d’autres groupes racisés ont des besoins très spécifiques en ce qui concerne le cancer du sein, la réduction du risque ainsi que les services de santé. Aucune initiative n’est faite dans ce sens au Québec actuellement. En plus, des représentant.e.s de différentes communautés immigrantes se sont adressées à nous afin que nous élaborions un programme pour les femmes sur la réalité du cancer du sein au Canada.

    À cet effet, nous avons mis au point un programme d’éducation sur le cancer du sein et de réduction des risques spécialement conçu pour les femmes immigrées et appartenant à des groupes racisés afin de leur fournir de l’information de base sur les signes avant-coureurs de la maladie et de leur expliquer différents aspects de la prévention du cancer du sein en tenant compte de leurs réalités culturelle et économique.

    Grâce au financement obtenu de la Fondation Saunders-Matthey et de la Fondation Solstice, nous avons pu développer l’atelier, les outils et les vidéos qui forment désormais la base de notre Programme d’éducation sur le cancer du sein pour les femmes immigrées et racisées.

    Les ateliers éducatifs sont offerts par Action cancer du sein Québec gratuitement. Cependant, en tant qu’organisme de bienfaisance, nous apprécions beaucoup les dons qui nous permettent de poursuivre et d’amplifier notre travail dans la communauté. Pour demandes des ateliers à offrir hors de la région métropolitaine de Montréal, nous demandons de couvrir les frais de déplacement.

    Nous avons donc développé une série de vidéos éducatives en français, anglais, espagnol, arabe et russe pour informer sur le cancer du sein et les signes à reconnaître. Consultez notre chaîne YouTube pour en savoir plus et partager ces ressources essentielles avec votre entourage.

     

    [1] Ginsburg, O.M. and colleagues. A population-based study of ethnicity and breast cancer stage at diagnosis in Ontario. Current Oncology. Vol. 22, No. 2. April 2015. Simspon, Jory, S. Kaleigh Briggs and Ralph George. Breast Cancer Amongst Filipino Migrants : A review of the literature and Ten-Year Institutional Analysis. Journal of Immigrant and Minority Health. Vol. 17, No. 3. June 2015. Pp. 729-736.

    [2] Gondek and colleagues. Engaging Immigrant and Refugee Women in Breast Health Education. Journal of Cancer Education. Vol. 30, no. 3. September 2015. Mahamoud, Aziza. Breast Cancer Screening in Racialized Women. Wellesley Institute. February 2014. Nelson, Jennifer and Teresa Macias. Living with a White Disease : Women of Colour and Their Engagement with Breast Cancer Information. University of Toronto. N.D. Vahabi, Mandana. Knowledge, beliefs and information needs of Iranian immigrant women in Toronto regarding breast cancer and screening. Ryerson University. November 2011.

    [3] Chen, Lu and Christopher I. Li. Racial Disparities in Breast Cancer Diagnosis and Treatment by Hormone Receptor and HER2 Status. Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention. October 13, 2015. Copson, E. and colleagues. Ethnicity and outcome of young breast cancer patients in the United Kingdom : The POSH study. Also see, « Young black women less likely to survive breast cancer. » Medical Express News. October 23, 2013. http ://medicalxpress.com/new.2013-10-young-black-women-survive-breast.html. Iqbal, Javaid and colleagues. Differences in breast cancer stage at diagnosis and cancer-specific survival by race and ethnicity in the United States. Journal of the American Medical Association. Vol 313, No.2. January 13, 2015. Redden, Molly. Why is breast cancer becoming deadlier for black women? The Guardian. October 31, 2015.

    [4] Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Rapport du directeur de santé publique 2011. Les inégalités sociales de santé à Montréal. Direction de santé publique. 2e édition. 2012.

  • Programme jeunesse

    Le programme jeunesse d’Action cancer du sein du Québec

    Depuis plus de 15 ans, Action cancer du sein du Québec (ACSQ) offre un programme jeunesse dynamique et varié aux adolescent.e.s et aux étudiantes universitaires portant sur les substances chimiques toxiques présentes dans les cosmétiques et les produits de consommation.

    Intervention précoce

    La véritable prévention du cancer du sein passe par l’intervention précoce auprès des jeunes.

    • La pré-adolescence et l’adolescence sont des fenêtres d’exposition critiques, car l’organisme y est particulièrement sensible au déréglement du système hormonal par les perturbateurs endocriniens (PE).
    • Ces substances chimiques sont présentes dans une vaste gamme de produits d’usage courant et ont été associées à un éventail de problèmes de santé, dont les troubles du développement, les malformations des organes reproducteurs, surtout chez les garçons, l’obésité, la puberté précoce et les cancers hormono-dépendants, dont le cancer du sein.
    • Les jeunes filles de divers milieux socioculturels subissent une pression accrue à ce conformer et peuvent être amenées à utiliser des produits particulièrement dangereux, tels que les défriseurs et les éclaircissants.

    Tout en éduquant les jeunes sur ces questions, nous examinons aussi les normes sociales qui sont à la base de notre consommation de ces produits.

    Notre approche

    Dans les écoles et les organismes communautaires, notre programme jeunesse suit une approche fondée sur les arts. Les participant.e.s aux ateliers produisent des œuvres d’expression personnelle éloquentes, puissantes et profondément émouvantes.

    ACSQ a aussi testé des ateliers novateurs d’autonomisation en matière de santé à tous les élèves du cours d’éthique de Secondaire IV dans une école publique de Montréal. Les défis sont de taille, mais les jeunes sont vifs et en ont beaucoup à dire sur les problèmes qu’iels vivent. Iels veulent en savoir plus sur leur environnement et sur l’impact qu’iel peut avoir sur leur santé.

    Certain.e.s se demandent pourquoi un organisme dédié à la prévention du cancer du sein travaille auprès des adolescent.e.s. Chose intéressante, il n’est jamais nécessaire de l’expliquer aux jeunes.

    Nous remercions sincèrement la Fondation Betty Averbach et la Fondation Solstice pour leur soutien financier de cet important travail.

  • Réforme de la LCPE

    La Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE), c’est le fondement de notre réglementation environnementale et elle a besoin d’être mise en oeuvre.

    ACSQ veut s’assurer que cette réforme sera efficace!

    Un an après l’adoption du projet de loi S-5  

    La LCPE actualisée est l’outil ; sa mise en œuvre est le changement. 

    Entre février 2022, date à laquelle le projet de loi S-5, qui renforçait la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, a été présenté et le 13 juin 2023, date à laquelle il a reçu la sanction royale, Action cancer du sein du Québec, de concert avec son vaste réseau de membres et de groupes alliés, a travaillé longuement et avec acharnement pour que les modifications proposées soient aussi rigoureuses que possible. Nous sommes particulièrement fiers des groupes de femmes du Québec qui se sont joints à nous dans cette lutte, ainsi que de toutes les personnes qui ont écrit à leur député et de tous celles qui ont signé nos lettres. De nombreux groupes à travers le Québec et le Canada ont œuvré pour que cela se produise.

    À l’occasion de ce premier anniversaire, nous ne savons pas si nous devons faire preuve d’un optimisme prudent ou d’une grande nervosité quant à la finalisation, avant les prochaines élections, de tous les travaux nécessaires à la mise en œuvre du droit à un environnement sain et à l’établissement d’un éventail de réglementations permettant de mieux contrôler les substances toxiques. S’ils ne le sont pas et qu’il y a un changement de gouvernement, personne ne sait si ces travaux seront poursuivis de manière significative.

    Le gouvernement a élaboré une très bonne vue d’ensemble de ce que les amendements devraient permettre de réaliser, mais seulement s’ils sont mis en œuvre de manière vigoureuse.

    Le ministère de l’Environnement et du Changement climatique a un très gros travail sur la table à l’heure actuelle. Il faudra de la détermination et une bonne stratégie pour tout mener à bien avant les prochaines élections, de manière à obtenir un véritable changement à long terme.

    Les citations des groupes sont fournies à la fin du document et voici la nôtre :

    « L’adoption du projet de loi S-5 est l’aboutissement du travail de nombreux groupes et citoyens du Québec et du Canada en faveur d’une Loi canadienne sur la protection de l’environnement plus rigoureuse. Le projet de loi représente une avancée importante avec l’inclusion du droit à un environnement sain dans la législation fédérale et des exigences très nécessaires en matière de réglementation des produits chimiques afin de freiner l’utilisation généralisée des substances toxiques. Les prochaines étapes sont tout aussi importantes, car le gouvernement doit élaborer de nouveaux outils essentiels à la mise en œuvre du nouveau projet de loi, afin de protéger véritablement la santé de tous les citoyens du Canada. »
    – Jennifer Beeman, Coordonnatrice des programmes et de défense des droits, Action cancer du sein du Québec

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    La Loi canadienne sur la protection de l’environnement, 1999 (LCPE) définissait ce qui constitue une substance toxique et établit entre autres les mesures de contrôle des émissions de polluants atmosphériques et aquatiques, et des déchets dangereux.

    La LCPE réglemente également la prévention de la pollution et la protection de l’environnement et de la santé humaine. Un large éventail de lois et de règlements fédéraux, provinciaux et municipaux se basent sur ces définitions et ces contrôles.

    La LCPE établit un système de réglementation « post marché », c’est-à-dire que les nouveaux composés chimiques sont présumés inoffensifs pour la santé humaine et peuvent être utilisés dans les produits de consommation jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’ils sont nocifs.

    Cette loi était désuète et c’est pourquoi nous avons lutté avec plusieurs autres groupes pour l’adoption de la LCPE actualisée. Chaque jour, les Canadien.nes sont exposé.es à des centaines de substances toxiques dont plusieurs sont associées à certains types de cancers, aux troubles de la reproduction, aux troubles neurologiques, aux maladies respiratoires, et plus encore.

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    Les principaux enjeux

    L’ancienne loi :

    • permettait la circulation de substances hormonoperturbantes, cancérigènes et mutagéniques, toxiques pour la reproduction, le développement neurologique ou le développement du fœtus;

    • appliquait de manière limitée le programme de prévention de la pollution et il en résulte un nombre croissant de substances toxiques rejetées dans l’environnement;

    • n’établissait pas de normes nationales contraignantes ni sur la qualité de l’air ni pour l’eau potable

    Toute personne au Canada devrait avoir le droit de vivre dans un environnement sain et sécuritaire.

    Pourquoi nous avons appuyé une réforme de la LCPE ?

    Le Comité permanent de l’environnement et du développement durable (Comité ENVI) de la Chambre des communes du Canada sur la LCPE a proposé 87 recommandations dans son rapport présenté au Parlement en 2018. Ce rapport nous fournit la feuille de route dont nous avons besoin pour réformer la LCPE.

    Si ces questions vous préoccupent et que vous souhaitez faire entendre votre voix, nous vous invitons à joindre notre lutte !


    Notre mémoire au Comité permanent de l’environnement et du développement durable du Parlement fédéral

    Le système réglementant les substances chimiques permet à ces substances d’être produites et mises en circulation sans preuve de leur innocuité. Cela nous oblige à réagir après coup et à combattre les substances toxiques une à la fois en démontrant leur nuisibilité afin de les retirer de la circulation et de l’environnement. Souvent, notre exposition aux substances toxiques se poursuit pendant des décennies après l’entrée en vigueur de leur interdiction.

    Actuellement, la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) est sur le point d’être révisée, y compris les règlements antipollution et à propos des substances toxiques. La LCPE chapeaute toute la réglementation canadienne en matière d’environnement, notamment en définissant les substances chimiques toxiques et la façon dont elles sont gérées en définissant les principaux aspects du contrôle des émissions polluantes.

    → Le Canada est considéré par bien des personnes comme le pays occidental ayant les règlements les plus permissifs en matière de substances chimiques.  Dans un mémoire présenté au Comité permanent de l’environnement et du développement durable du Parlement fédéral, le président de l’Association canadienne de l’industrie de la chimie a dit : « Nous sommes ici aujourd’hui pour vous livrer un message. Le Plan de gestion des produits chimiques a été jusqu’ici et demeure en voie d’être un formidable succès en matière de politique publique. » L’industrie chimique est d’avis que la LCPE et son Plan de gestion des produits chimiques sont excellents et ne nécessitent aucune modification.

    Nous ne sommes pas d’accord, et nous avons exprimé notre point de vue dans un mémoire présenté à ce même Comité permanent. Il est disponible ici.

  • Coûts de la maladie

    Un projet face au poids financier d’une maladie grave

    Malgré le système de santé public, lutter contre une maladie grave impose presque toujours une série de conséquences financières aux individus et aux familles. Selon la situation, les coûts peuvent être très élevés. Le cancer du sein est un excellent exemple d’une maladie grave pouvant entraîner des frais énormes aux femmes atteintes. Nous avons rencontré des femmes ayant eu à vivre avec l’aide sociale lorsqu’elles ne pouvaient pas travailler durant leur traitement.

    C’est pour cette raison que nous avons créé le projet Coûts de la maladie, avec nos partenaires Relais-Femmes, ACEF Rive-Sud, Proche aidance Québec, le CIAFT et le financement de l’Autorité des marchés financiers. Il s’agit d’un site internet bilingue contenant une boîte à outils d’informations et de ressources pour amener les personnes à évaluer les différents impacts financiers d’une maladie grave, à connaître des manières de se protéger en fonction de leur situation, et à s’orienter à l’aide de ressources communautaires.

    Pour écouter les témoignages de Anushka, Judith, Jean-Louis, Patricia et Moira – des personnes ayant connu les défis d’une maladie grave et les coûts qui en découlent, retrouvez la liste de lecture sur Youtube.

     

  • Mettre fin au désastre des plastiques

    bannière projet plastique

    Sauvons-nous, sauvons notre planète : Mettre fin au désastre des plastiques 

    En octobre 2024, comme alternative au Mois de sensibilisation au cancer du sein, Action cancer du sein du Québec (ACSQ) a lancé un projet inédit qui lie santé, justice sociale et environnement. Intitulé « Sauvons-nous, sauvons notre planète : Mettre fin au désastre des plastiques », ce projet vise à éduquer et à mobiliser contre les effets destructeurs des plastiques sur notre santé, nos communautés et notre planète.

    Ce projet a mis en lumière les liens entre :

    • La toxicité des plastiques, incluant leurs effets sur la santé (cancers, toxicité reproductive et neurologique).

    • Le racisme environnemental, qui affecte disproportionnellement les communautés marginalisées et le Sud global.

    • L’urgence d’agir pour un avenir plus sain, durable et équitable.

    Mise à jour – 2026

    Notre mobilisation contre le désastre des plastiques se poursuit.

    Le 13 mai 2026, nous avons organisé un événement participatif à l’occasion du lancement de notre nouveau guide « Même bateau, même combat : votre guide anti-plastique (au-delà du recyclage) ». Cette activité a permis au public de réfléchir collectivement aux liens entre plastiques, santé, justice environnementale et justice sociale, ainsi qu’aux pistes d’action possibles pour construire un avenir au-delà de la crise du plastique. Tous les détails de l’événement ici.

    Nous sommes fières de lancer notre nouveau guide : Même bateau, même combat : votre guide anti-plastique (au-delà du recyclage)

    Ce guide propose des pistes concrètes pour mieux comprendre les enjeux liés aux plastiques et passer à l’action. Il aborde notamment :

    • Les impacts des plastiques sur la santé humaine et l’environnement
    • Les substances toxiques présentes dans les plastiques (PFAS, bisphénols, phtalates et autres perturbateurs endocriniens)
    • Les liens avec les cancers, les troubles hormonaux, les effets neurotoxiques et la santé reproductive
    • Les enjeux de justice environnementale et de racisme environnemental
    • Les limites du recyclage et les fausses solutions
    • Les alternatives systémiques et les leviers d’action collective

    👉 Télécharger le guide ici.

    Passez à l’action

    Nous lançons également un nouvel outil de mobilisation permettant d’envoyer directement des lettres pré-remplies aux ministres et aux décideurs politiques afin de réclamer des mesures fortes contre la pollution plastique et ses impacts sur la santé et les communautés.

    Nos revendications incluent notamment :

    • le renforcement et l’élargissement des interdictions des plastiques à usage unique nocifs ;
    • l’élimination des additifs chimiques toxiques présents dans les plastiques ;
    • le développement de systèmes de réutilisation et de recharge réellement circulaires ;
    • la priorité donnée à la santé publique et à la justice environnementale ;
    • un soutien à un traité mondial ambitieux sur les plastiques.

    ✉️ Envoyez une lettre dès maintenant :

    • Une réduction mondiale de la production de plastiques.

    • La fin de l’exportation des déchets plastiques vers les pays du Sud global.

    • Des engagements concrets pour protéger la santé publique et lutter contre les injustices environnementales.

    Nos actions passées

    • Mobilisation en ligne et campagne d’éducation populaire
      Tout au long des mois d’octobre, novembre et décembre 2024, nous avons mené une campagne numérique d’éducation populaire pour sensibiliser à la toxicité des plastiques, leurs liens avec le cancer, le racisme environnemental et les impacts sur les communautés marginalisées. Cette campagne a inclus :

      • Des publications éducatives sur les réseaux sociaux.

      • Des outils pour mieux comprendre les enjeux environnementaux liés aux plastiques.

      • Un appel à l’action pour interpeller les décideurs politiques.

    • Lettre collective au ministre Steven Guilbeault
      En octobre 2024, nous avons envoyé une lettre soutenue par 31 organisations québécoises, appelant le Canada à adopter une position forte lors des négociations. Cette lettre dénonçait les effets dévastateurs des plastiques sur la santé et les communautés historiquement marginalisées.

    • Participation à une table ronde avec Environnement et Changement climatique Canada
      Le 13 novembre 2024, nous avons participé à une table ronde réunissant diverses parties prenantes du cycle de vie des plastiques. Nous avons présenté nos revendications prioritaires et rappelé l’importance d’un traité ambitieux pour protéger les communautés les plus vulnérables.

    • Revendications pour des actions concrètes
      Lors de cette table ronde, nous avons réitéré notre demande d’une rencontre officielle avec le ministre pour discuter des mesures nécessaires à mettre en place avant les négociations internationales et d’un suivi post-traité.

    Restez mobilisé.e.s

    Malgré les récents changements politiques au Canada et aux États-Unis, notre engagement demeure intact. Bien qu’un traité pleinement contraignant n’ait pas encore été adopté, les discussions progressent, et nous poursuivons nos efforts pour obtenir des avancées significatives dans les mois à venir.

    Nous vous tiendrons informé.es des prochains développements et des actions concrètes à venir. Ensemble, nous pouvons protéger la santé des femmes, des communautés marginalisées et de notre planète.

    Rejoignez-nous dès aujourd’hui pour mettre fin à l’ère des plastiques !

    Illustrations plastique 2024

    Illustrations par Niti Marcelle Mueth.
    Projet rendu possible grâce au soutien du Dragonfly Fund.

    Les plastiques sont toxiques et éternels
    Les plastiques sont fabriqués à partir de pétrole ou de gaz naturel auquel des plastifiants toxiques sont ajoutés pour créer les caractéristiques souhaitées pour le produit plastique en cours de fabrication. Tous les articles en plastique jamais produits existent encore et existeront encore pendant des centaines, voire des milliers d’années. Ils ne se décomposent jamais complètement. Ils se décomposent simplement en microplastiques plus petits.

    Les plastiques augmentent le risque de cancer du sein
    Certains des plastifiants toxiques sont libérés par lixiviation des plastiques, y compris des microplastiques, ce qui entraîne toute une série d’effets néfastes sur la santé des êtres humains, des animaux et de notre environnement en général. Un large éventail de plastifiants, tels que les bisphénols, les phtalates, les retardateurs de flamme et les PFAS, ont des effets œstrogènes perturbateurs endocriniens qui augmentent le risque de cancer du sein ainsi que d’autres effets toxiques sur la santé.

    Les plastiques sont neurotoxiques et reprotoxiques
    De nombreuses substances chimiques utilisées dans la fabrication des plastiques sont neurotoxiques, ce qui signifie qu’elles endommagent le système nerveux. Les phtalates, les bisphénols et autres perturbateurs endocriniens peuvent nuire au développement cérébral, à la fonction cognitive et contribuer aux troubles neurodéveloppementaux. En parallèle, ces substances affectent également la santé reproductive, altérant les fonctions hormonales, réduisant la fertilité et augmentant le risque de troubles reproductifs.

    Les plastiques augmentent le risque d’endométriose et de fibromes
    Les substances chimiques liées aux plastiques, en particulier les perturbateurs endocriniens comme les bisphénols et les phtalates, sont associées au développement de l’endométriose et des fibromes utérins. Ces substances toxiques imitent ou perturbent les hormones, provoquant des déséquilibres susceptibles de déclencher ou d’aggraver ces affections chroniques et douloureuses chez les femmes.

    Les plastiques sont du racisme environnemental
    De leur extraction sous forme de combustibles fossiles à leur production, leur utilisation et leur élimination, les plastiques nuisent de manière disproportionnée aux communautés racisées et autochtones. Les plastifiants toxiques polluent l’air, l’eau et les terres des communautés marginalisées, tant au niveau local que mondial. Les plastiques sont déversés dans le Sud global, empoisonnant les terres et les sources d’eau, perpétuant ainsi l’injustice environnementale et le racisme à chaque étape de leur cycle de vie.


    Ensemble, mobilisons-nous ! Il est temps de briser le cycle de la pollution plastique et de prendre position contre les effets toxiques des plastiques sur notre santé et l’environnement. Sensibilisons, exigeons des réglementations plus strictes, luttons contre le racisme environnemental, et soutenons des solutions plus sûres et durables. Nos actions aujourd’hui protégeront les générations futures !